Mardi 21 juillet 2009
Une interview donnée ce jour et reproduite sur le site Internet du Journal du dimanche, accessible en cliquant ici
Par Cyril Coulet - Communauté : Scandinavie
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Jeudi 11 juin 2009

La « coalition bourgeoise » qui a remporté les élections en septembre 2006 avait construit son programme autour de la promotion du travail en assurant que « le travail doit payer ». La mesure la plus fondamentale de la nouvelle législature fut ainsi la réforme de l’assurance chômage mise en œuvre dès 2007. Cette réforme contestée dès son introduction est au centre de nombreuses polémiques avec la récente hausse du chômage causée par la crise financière et économique. La volonté gouvernementale de renforcer le caractère assuranciel des allocations chômage a notamment conduit à une augmentation des cotisations personnelles d’assurance chômage. Ces dernières ont amené près de 500 000 Suédois à se désaffilier de leur caisse d’assurance chômage en deux ans. L’équilibre général du système d’assurance chômage suédois a donc été affecté par le gouvernement actuel. En effet, le durcissement des conditions d’octroi des allocations d’assurance chômage a réduit le filet de sécurité offert par le système suédois aux travailleurs les plus précaires. Les confédérations syndicales sont donc mobilisées sur cette thématique même si leurs divergences d’intérêts les empêchent de présenter un front uni. Les débats en cours sur les conditions d’octroi et la forme juridique de l’assurance chômage semblent indiquer que ces thématiques seront au cœur de la campagne électorale de 2010. La réflexion autour de l’équilibre entre la promotion de l’activité et la sécurité offerte en cas de chômage est donc loin d’être close en Suède.

Ce billet est la présentation de l'article rédigé pour le numéro 9 de la revue Grande Europe, éditée par la Documentation Française. L'article est accessible ici.

Par Cyril Coulet - Publié dans : Politique de l'emploi - Communauté : Social-démocratie
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Samedi 30 mai 2009

 

Situation économique du Danemark (en %)

 

2006

2007

2008

2009*

2010*

Taux de croissance

3,9

1,7

-1,0

-4,5

-0,5

Solde budgétaire

5,0

4,4

2,5

-3,0

-4,0

Taux de chômage

3,9

2,8

1,9

4,5

7,0

 

Situation économique de la Finlande (en %)

 

2006

2007

2008

2009*

2010*

Taux de croissance

4,8

4,4

0,9

-5,7

-1,5

Solde budgétaire

4,0

5,3

4,2

-1,0

-4,5

Taux de chômage

7,7

6,9

6,4

8,9

12,7

 

Situation économique de l’Islande (en %)

 

2006

2007

2008

2009*

2010*

Taux de croissance

4,4

4,9

-0,1

-9,6

0,0

Solde budgétaire

6,3

5,5

3,2

-1,9

-3,8

Taux de chômage

2,9

2,5

2,8

7,8

8,6

 

Situation économique de la Norvège (en %)

 

2006

2007

2008

2009*

2010*

Taux de croissance

2,5

3,1

-1,2

1,3

Solde budgétaire

18,5

17,4

20,0

14,0

13,1

Taux de chômage

3,4

2,5

2,6

3,8

4,7

 

Situation économique de la Suède (en %)

 

2006

2007

2008

2009*

2010*

Taux de croissance

4,4

2,5

-0,2

-5,0

-0,1

Solde budgétaire

2,2

3,7

2,5

-3,5

-6,0

Taux de chômage

5,3

4,6

6,2

8,9

11,4


Situation économique de la France (en %)

 

2006

2007

2008

2009*

2010*

Taux de croissance

2,4

2,1

0,7

-2,3

-0,2

Solde budgétaire

-2,4

-2,7

-3,4

-6,1

-7,2

Taux de chômage

8,8

8,0

7,4

9,1

10,2

* Prévisions                   Sources : Insituts de prévision économique et OFCE, Avril 2009

Par Cyril Coulet - Publié dans : Economie - Communauté : Social-démocratie
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Jeudi 30 avril 2009

L’Islande a bénéficié de la plus forte croissance des pays développés entre 2003 et 2007. Elle disposait d’un niveau de vie parmi les plus élevés de l’OCDE et son taux d’emploi était de 85% en 2007. En outre, L’Islande partageait avec la Norvège la première place au classement des nations établi sur le fondement de l’indice de développement humain. Une partie de ses performances tenait à l’expansion remarquable du secteur financier islandais qui s’est opérée dans le sillage de la privatisation des établissements bancaires de l’île en 2003. Les trois principales banques islandaises se sont lancées dans un processus d’internationalisation les conduisant à acquérir 22 compagnies financières étrangères entre 2004 et 2006. Le secteur financier islandais représentait ainsi 960% du PIB national en 2008. Cette croissance a toutefois été obtenue au prix d’une hausse spectaculaire de l’endettement extérieur islandais qui représentait 180% du PIB en 2003, 310% en 2004, 440% en 2005, 570% en 2006, 670% en 2007 et 880% du PIB en 2008.

 

La création monétaire opérée par les principales banques islandaises sous la forme de distribution de crédits a servi de fondement à leur expansion. Les banques islandaises ont ainsi utilisé pleinement les innovations de l’ingénierie financière telles que la titrisation et les dérivés de crédit pour accorder des emprunts tout en respectant les normes prudentielles définies par les ratios Cooke et McDonough. Les banques islandaises ont ainsi eu recours à la titrisation pour transformer des actifs traditionnellement non liquides, comme les hypothèques, en titres négociables sur le marché. Elles ont également eu recours aux dérivés de crédit (CDS) pour assurer leur expansion tout en diminuant leur profil de risque. Ces techniques ont permis aux établissements islandais de porter leur ratio de tier one de 14% à 25,6% de 2000 à 2006, tout en augmentant leur émission de crédits de 61% entre 2005 et 2006. Ces montages n’ont toutefois pas résisté à la raréfaction du crédit sur les marchés internationaux ainsi qu’à l’augmentation des spreads pour les CDS.

 

Le Parlement islandais, l’Althing, se résolut ainsi le 6 octobre 2008 à adopter une loi autorisant l’autorité de supervision financière à disposer de pouvoirs spéciaux. Dès le 7 octobre, l’autorité utilisait ses nouveaux pouvoirs pour procéder à la nationalisation de Landsbanki et Glitnir et à celle de Kaupthing le lendemain. Le coût de ces nationalisations a déjà conduit l’endettement public à atteindre 111% du PIB en 2008 alors qu’il ne représentait que 24% du PIB en 2007. La défiance entre les  agents économiques conjuguée au rationnement des liquidités a provoqué une contraction de l’offre de crédit qui affecte la croissance islandaise. L’économie islandaise est ainsi entrée en récession dès 2008 et devrait connaître une contraction du PIB de l’ordre de 10% au cours de l’année 2009. L’inflation a dépassé 20% au cours du quatrième trimestre 2008 et a atteint 11,3% pour l’ensemble de l’année avec des conséquences particulièrement graves pour les ménages disposant de prêts à taux variables. Enfin, le taux de chômage qui atteignait 1% en 2007 devrait atteindre 9,5% en 2008 et 10% en 2009.

 

L’effondrement du système bancaire et financier islandais a donc profondément déstabilisé la société islandaise. Les manifestations organisées dans les rues de Reykjavik ont contribué à la chute du gouvernement en mettant en lumière la défiance de la société islandaise envers ses anciens responsables politiques. L’Alliance sociale-démocrate a donc pu former le 1er février 2009 un gouvernement provisoire avec la gauche rouge-verte. Les résultats des élections législatives anticipées organisées le 25 avril 2009 a donné la majorité à la coalition de gauche inédite dans l’histoire de l’Islande. L’alliance sociale démocrate devient le premier parti politique islandais avec près de 30% des suffrages mettant ainsi à terme à plus 65 années de domination consécutive du parti conservateur dénommé « parti de l’indépendance ». Ce dernier n’a réuni que 23,7% des suffrages alors que le parti de la gauche verte a rassemblé près de 22% des voix.

 

Ces résultats ouvrent la voie à une demande d’adhésion de l’Islande à l’Union européenne. En effet, l’alliance sociale démocrate a indiqué qu’elle solliciterait une adhésion à l’UE à l’issue des élections législatives. Le parti de la gauche verte, traditionnellement opposé à cette adhésion, a indiqué lors de son congrès qu’il se contenterait d’un seul référendum au moment de l’adhésion. Les Islandais sont toutefois divisés sur cette question puisque 6 points séparent partisans et opposants à l’adhésion. En tout état de cause, l’Europe sera au sommet de l’agenda politique islandais dans les années à venir alors que le sujet était encore tabou avant la crise. L’Islande nous démontre ainsi que les conséquences politiques de la crise financière peuvent être insoupçonnables.

Ce texte est un résumé de l'article qui paraîtra sous le même titre dans le numéro 19 de la revue Nordiques.

Crédit photographique:
FreeDigitalPhotos.net

Par Cyril Coulet - Publié dans : Economie - Communauté : Social-démocratie
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Samedi 4 avril 2009

 

Situation économique du Danemark (en %)

 

2006

2007

2008

2009*

2010*

Taux de croissance

3,9

1,7

0,2

-0,5

0,9

Solde budgétaire

5,0

4,4

2,5

-2,0

-1,8

Taux de chômage

3,9

2,8

1,9

4,5

6,0

 

Situation économique de la Finlande (en %)

 

2006

2007

2008

2009*

2010*

Taux de croissance

4,8

4,4

1,8

-2,2

0,3

Solde budgétaire

4,0

5,3

4,6

1,5

-1,3

Taux de chômage

7,7

6,9

6,4

7,8

9,1

 

Situation économique de l’Islande (en %)

 

2006

2007

2008

2009*

2010*

Taux de croissance

4,4

4,9

-0,8

-9,3

-0,7

Solde budgétaire

6,3

5,5

3,2

-1,9

-3,8

Taux de chômage

2,9

2,5

2,8

7,4

8,6

 

Situation économique de la Norvège (en %)

 

2006

2007

2008

2009*

2010*

Taux de croissance

2,5

3,1

1,8

-0,7

1,7

Solde budgétaire

18,5

17,4

20,0

14,0

13,1

Taux de chômage

3,4

2,5

2,6

3,9

4,6

 

Situation économique de la Suède (en %)

 

2006

2007

2008

2009*

2010*

Taux de croissance

4,4

2,5

0,6

-2,4

0,4

Solde budgétaire

2,2

3,7

2,2

-2,5

-6,0

Taux de chômage

5,3

4,6

4,6

7,0

8,6


Situation économique de la France (en %)

 

2006

2007

2008

2009*

2010*

Taux de croissance

2,4

2,1

0,7

-3,3

-0,1

Solde budgétaire

-2,4

-2,7

-3,4

-6,6

-8,3

Taux de chômage

8,8

8,0

7,4

9,9

10,9

* Prévisions                                                                                      Source : OCDE, Mars 2009

Par Cyril Coulet - Publié dans : Economie - Communauté : Scandinavie
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Vendredi 20 mars 2009
L'INSEE a rendu public sa note de conjoncture en date du 12 mars 2009. Elle prévoit une récession de 2,9% pour l'année 2009 soit la plus forte contraction enregistrée depuis la deuxième guerre mondiale. L'étude est disponible en cliquant ici

Les perspectives de reprise de l'activité économique semblent donc s'éloigner d'autant.
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Dimanche 15 mars 2009


La dernière présentation qui a servi de support à cette formation est désormais disponible en cliquant
ici


La taille du document rend son téléchargement un peu long.

Par Cyril Coulet - Publié dans : Conférences - Communauté : Scandinavie
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Samedi 14 mars 2009

La deuxième intervention portait sur le thème suivant: "Les pays nordiques: un modèle social unique en Europe".

Vous trouverez la première partie de cette intervention au format .pdf en cliquant
ici

Le téléchargement du fichier est un peu long en raison du poids du fichier (2,09Mo)

Par Cyril Coulet - Publié dans : Conférences - Communauté : Social-démocratie
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Vendredi 13 mars 2009

La Mutualité Sociale Agricole organisait cette semaine un séminaire de formation pour ses élus sur le modèle de protection sociale des pays nordiques.

Ma première intervention était intitulée: "Les pays nordiques: des histoires, des cultures et des traditions qui expliquent les modèles sociaux"

La présentation Power Point qui a servi de fondement à cette intervention est disponible
ici


Le temps de téléchargement peut être un peu long en raison de la taille du document.

Par Cyril Coulet - Publié dans : Conférences - Communauté : Social-démocratie
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Dimanche 25 janvier 2009

LE 12 FEVRIER 2009 A 20h30

SALLE DES FÊTES DE LA MAIRIE DE SOTTEVILLE-LES-ROUEN

CONFERENCE:

PAYS SCANDINAVES: QUEL MODELE SOCIAL?

 

Quels que soient les classements internationaux considérés, il est frappant de constater que les pays nordiques se situent au premier rang. Leur revenu par habitant élevé, la qualité de leurs services publics, leur capacité d’innovation et leur homogénéité sociale retiennent l’attention. Les pays nordiques semblent adresser un défi permanent aux principes prônés par les économistes libéraux. Leur étude permet ainsi d’enrichir le débat sur les pistes de réforme des institutions françaises. 

 

La politique de l’emploi

La flexicurité inspirée par le modèle danois d’assurance chômage est un concept promu tant par l’OCDE que par l’UE. La flexicurité réside dans une grande souplesse dans la formation et la rupture des contrats de travail en contrepartie d’un niveau très élevé d’indemnisation du chômage. Le filet de sécurité permanent offert aux travailleurs changeant de poste favorise la mobilité de la main d’œuvre et permet une adéquation plus efficiente de la main d’œuvre. Il contribue ainsi à garantir un fort taux d’emploi pour l’ensemble des actifs âgés de 15 à 64 ans.

 

Le taux d’emploi

Les économies des pays nordiques se caractérisent par une très forte capacité de mobilisation de la main d’œuvre. Les taux d’emploi des 15-64 ans dépassent généralement 70% alors qu’il atteint péniblement 60% en France. Ce taux d’activité élevé est rendu possible par une approche différente du travail qui conduit à organiser une plus grande fluidité entre les moments d’activité et les moments d’inactivité. Ainsi, le nombre annuel d’heures travaillées dans les pays nordiques est généralement inférieure à la moyenne de l’OCDE fixée à 1 800 heures. Elle est de 1 680h en Finlande, 1 560 au Danemark, 1 540 en Suède et 1 500 heures en Norvège.

 

L’innovation continue

La capacité d’innovation des pays nordiques s’illustre avec force dans le domaine de la téléphonie mobile. Le constructeur finlandais Nokia possède 39,4% des parts de marché et le constructeur suédois Ericsson, associé à Sony, en possède 8,6%. Ainsi les deux constructeurs réunis atteignent presque 50% du marché mondial des téléphones portables. Cette capacité d’innovation se reflète également dans le taux de pénétration des technologies de l’information et de la communication dans les pays nordiques. Le Danemark et la Suède figurent en première et deuxième position alors que la Finlande est 6ème, l’Islande 8ème et la Norvège 10ème. 

 

La cohésion sociale

La cohésion sociale est une priorité dans l’ensemble des sociétés nordiques qui sont dominées par une très importante classe moyenne. Ce résultat est le fruit d’une politique volontariste de redistribution sociale se fondant sur des prélèvements obligatoires importants et sur une politique active de l’emploi. Les sociétés nordiques figurent ainsi parmi les sociétés enregistrant les plus faibles écarts de revenu entre les groupes sociaux, mesurés par le coefficient de Gini, sans que cela ne porte atteinte à leur compétitivité internationale.

 

L’éducation

Les performances éducatives des élèves mesurées par l’enquête PISA (Programme for International Student Assessment) menée par l’OCDE offre des résultats assez contrastés. La Finlande se détache avec la Corée pour offrir la maîtrise la plus aboutie des fondamentaux en lecture, en sciences et en mathématiques. La Suède obtient des résultats supérieurs à la moyenne de l’OCDE dans ces trois dimensions alors que le Danemark obtient un résultat inférieur à la moyenne de l’OCDE en sciences. L’Islande ne dépasse la moyenne de l’OCDE que pour les mathématiques alors que la Norvège obtient des résultats inférieurs à la moyenne dans toutes les dimensions de l’étude à l’instar de la France.

 

La gestion des finances publiques

Les pays nordiques partagent une vision commune de la gestion des finances publiques. Ils tendent à recourir au déficit budgétaire en cas de phase basse du cycle économique afin de stimuler l’économie. Ils dégagent toutefois des excédents budgétaires en phase haute du cycle. Ainsi, l’endettement public des pays nordiques s’échelonnait de 40,6% pour la Suède à 22,6% pour la Finlande en 2007 alors qu’il s’étendait de 51,2% pour la Suède et de 34,5% pour la Finlande en 2004. Cette gestion des finances publiques offre des marges de manœuvre aux gouvernements en temps de crise dont la France ne dispose plus.

 

La santé publique

Le système de santé publique des pays nordiques se caractérise par la très faible proportion de professionnels de santé exerçant en libéral. Cette singularité a permis de limiter l’augmentation des dépenses de santé tout en garantissant une espérance de vie parmi les plus élevées au monde. Le système garantit ainsi une prise en charge par la collectivité des dépenses de santé tout en limitant les coûts pour le contribuable. L’offre de soins est régulée au niveau local consécutivement au mouvement de décentralisation opérée dans les années 1990. Ce mouvement commun à l’ensemble des pays nordiques a permis une meilleure allocation des ressources.

 

Le rôle de l’Etat

L’ombre portée de l’Etat dans les pays nordiques est nettement moins importante qu’en France. En effet, la régulation sociale passe souvent par les groupes intermédiaires tels que les groupes d’action collective (syndicats, associations, …) ou les collectivités locales. En effet, les sociétés nordiques tendant à valoriser la proximité et sont généralement mal disposées envers une approche trop hiérarchique des relations sociales. Le rôle de l’Etat se limite donc à garantir les grands équilibres macroéconomiques et sociaux et à assurer la supervision de l’activité des autres acteurs. L’Etat est ainsi conçu comme un chef de file et un arbitre impartial. Cette perception est renforcée par la faiblesse de l’administration d’Etat qui empêche l’appropriation des ressources publiques par des corps constitués.

 

Le rôle des syndicats

L’importance du taux de syndicalisation dans les pays nordiques est une caractéristique remarquable. Le fort taux d’adhésion syndical est historiquement lié au rôle dévolu aux syndicats pour l’indemnisation du chômage dans le « modèle de Gand ». Il s’explique aujourd’hui par le rôle actif des syndicats notamment dans la détermination des salaires en l’absence de salaire minimum fixé par la loi. Il est également le reflet de la vitalité de la politique conventionnelle dans des sociétés régies par la recherche du consensus.

Par Cyril Coulet - Publié dans : Conférences - Communauté : Les blogs socialistes
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  • : Chercheur, spécialiste des pays scandinaves. Vous pouvez me contacter à l'adresse suivante : cyril.coulet@gmail.com

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