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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 17:58

IMG_0232.JPG

 

J'étais l'un des invités de Stéphane Paoli pour cette émission de 3D consacrée à l'Islande. L'émission peut être écoutée ici.

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 17:39

Mon interview dans le journal La Croix se trouve ci-dessous:

 

La-Croix.jpg

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 09:24

12 image accueil

La revue Nordiques vient d'éditer son dernier numéro que j'ai eu le plaisir de coordonner en qualité de rédacteur en chef invité. 

 

 

Ce numéro ambitionne de donner à ses lecteurs un éclairage sur les évolutions actuelles que connaissent les sociétés nordiques. Tout d’abord, l’empreinte de la crise économique est abordée dans des pays caractérisés par une forte dépendance à l’égard des cycles de l’économie internationale. Le degré d’internationalisation des économies nordiques est ainsi supérieur à la moyenne de l’OCDE, à l’exception de la Norvège dont l’économie repose sur un vaste secteur protégé. Les pays nordiques ont ainsi connu une récession économique qui les conduit à réajuster leur organisation sociale comme l’illustrent les contributions d’Alain Lefebvre sur la Finlande ou de Christian Lyhne Ibsen sur le Danemark.

 

Les travaux de Peter Katzenstein avaient abordé la problématique de la vulnérabilité des petits pays aux variations de l’économie internationale[1]. Ils se concluaient par les effets positifs de cette vulnérabilité sur la cohésion sociale. Cette dernière est toutefois mise à l’épreuve par la crise économique actuelle comme l’illustre la percé du parti des « démocrates de Suède » lors des élections du 19 septembre 2010. En recueillant 5,7 % des suffrages, cette force politique a attiré l’attention des médias sur le malaise qui saisit les sociétés des pays nordiques face à l’immigration. A ce sujet, André Gjrebine nous offre ainsi une réflexion sur l’extrême droite dans les pays nordiques en étudiant le parti du progrès au Norvège.

 

Enfin, Anna Stellinger livre une analyse de la présidence suédoise de l’Union européenne. Elle démontre ainsi comment la Suède traditionnellement eurosceptique a finalement embrassé le projet européen. Les pays nordiques font ainsi écho aux grands débats qui traversent la société française. 


Ce numéro peut être commandé ici. Il est aussi disponible à la consultation dans toutes les bonnes bibliothèques.


[1] Voir notamment Peter Katzenstein, Small States in World Markets : Industrial Policy in Europe, Ithaca, New York, Cornell University Press, 1985 et Peter Katzenstein, Small States and Small States Revisited, New Political Economy, Vol. 8, No. 1, 2003.

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 16:14

Situation économique du Danemark (en %)

 

2008

2009

2010

2011*

2012*

Taux de croissance

-0,7

-4,7

1,8

1,8

2,2

Solde budgétaire**

3,6

3,6

-5,5

-4,0

-3,0

Dette publique**

33,0

39,0

45,0

47,0

48,0

Taux de chômage

1,9

3,6

4,4

4,0

3,5

 

Situation économique de la Finlande (en %)

 

2008

2009

2010

2011*

2012*

Taux de croissance

1,1

-7,8

2,5

2,6

2,7

Solde budgétaire**

4,5

-2,2 

-3,5

-2,9

-2,2

Dette publique**

34,1

44,0

47,1

49,7

51,9

Taux de chômage

6,4

8,2 

8,4 

7,7 

7,1

 

Situation économique de l’Islande (en %)

 

2008

2009

2010

2011*

2012*

Taux de croissance

1

-6,8

-3,0

 3,2

3,4

Solde budgétaire**

-0,5

-12,6

-9,2 

-1,9

ND

Dette publique**

54,9

102,9

115,0

130

ND

Taux de chômage

1,6

8,0 

7,1 

8,3

6,3

 

Situation économique de la Norvège (en %)

 

2008

2009

2010

2011*

2012*

Taux de croissance

1,8

-1,4

0,7 

2,1

2,1

Solde budgétaire**

ND

ND

ND

ND

ND

Dette publique**

_

_

_

_

_

Taux de chômage

2,6

3,2 

3,6

3,6

3,4

* Prévisions                                     Sources : FMI, organes nationaux de la statistique publique

** en % du PIB

 

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 20:11

f2514a285c06fe66e274cdc26d1a283a.jpgBasées sur un lien de contractualisation propre au modèle suédois, les relations « employeurs-employés » sont régies par un dispositif juridique composé notamment de la loi relative à la codétermination sur le lieu de travail (1977) qui, en 1991, fut amendée par la Lex Britannia. Cette dernière a reconnu aux syndicats suédois le droit de conduire une action collective à l’encontre d’un employeur lié à ses salariés par une convention collective soumise à la loi d’un autre État. Cette disposition prémunissait les salariés contre le fait que les employeurs puissent se livrer à un dumping social en se prévalant de dispositions conclues à l’étranger qui seraient en l’occurrence moins favorables que celles en vigueur en Suède.

 

Cet acquis a été mis à mal par l’arrêt Laval - du nom d’une entreprise lettone de construction qui opérait en Suède (notamment pour la construction d’une école à Vaxholm) via une filiale régie par le droit suédois. Rendu par la Cour de justice des Communautés européennes le 18 décembre 2007, cet arrêt a abouti à la suppression des dispositions de la Lex Britannia remplacée, le 10 avril 2010, par la Lex Laval. Bien qu’au terme de cette affaire, le principe des conventions collectives ait été réaffirmé au grand soulagement des trois principaux syndicats suédois, ces derniers ont dénoncé, avec plus ou moins de vigueur selon leur sensibilité, leur condamnation à de fortes amendes, notamment celle de la filiale locale de la confédération syndicale des travailleurs du bâtiment qui, en novembre-décembre 2004, avait organisé le blocus des chantiers de l’entreprise Laval à Vaxholm.

 

L'article est disponible sur le site de la revue Grande Europe éditée par La Documentation Française. Il suffit de cliquer ici pour s'y rendre.

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 18:32

valiseLa Suède a longtemps été présentée comme un des tenants du multiculturalisme en Europe. Il existerait en ce cas une opposition entre la tradition suédoise qui vise à préserver l'identité de groupe des migrants et la tradition française qui tenderait à assurer l'intégration de chaque individu sans égard pour sa culture d'origine.

 

Cette catégorisation est séduisante au premier abord car elle permet de caractériser les référentiels globaux qui ont présidé à la définition des politiques d’immigration de ces deux pays. Toutefois, elle ne permet pas de rendre compte des similitudes entre les politiques d’immigration et d’intégration dans les deux pays ni de la convergence croissante qui s’est opérée à partir des années 1980. Les politiques publiques suédoises n'ont promu le multiculturalisme que pendant une très courte période alors que le politiques publiques françaises ont encouragé le maintien avec la culture du pays d'origine.

 

La Suède a ainsi largement tempéré son multiculturalisme pour promouvoir une politique d’intégration. La France a tempéré son universalisme pour mieux prendre en compte la spécificité des populations immigrées dans le cadre de la lutte contre les discriminations. Bien que les deux pays conservent encore certaines de leurs spécificités, il est manifeste que leurs divergences se sont réduites.  

 

Le texte tiré de l'intervention à Stockholm est disponible (en anglais) gratuitement sur le site de Sens Public ou en cliquant ici.

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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 21:42

sverigedemokraterna

Un parti politique suédois vient pour la première fois de dépasser le seuil des 4 % permettant d'intégrer le Parlement (Riksdag) en faisant ouvertement campagne pour l'assimilation totale des migrants ou pour leur retour dans leur pays d'origine. Le parti des "démocrates de Suède" (Sverigedemokraterna) aurait obtenu 6,2 % des suffrages soit plus du double du résultat enregistré lors des dernières élections législatives en 2006 (2,9 %).

 

Ce résultat marque la fin d'une exception suédoise en matière d'immigration. Le royaume aux trois couronnes n'avait jamais consacré de force politique prônant le retour des étrangers comme l'avait illustré l'échec de la campagne du parti "Nouvelle démocratie" (Ny demokrati) en 1994. La Suède faisait ainsi figure d'exception au regard de la situation prévalant au Danemark ou en Norvège où les forces politiques d'extrême droite sont bien implantées. Le parti libéral du Danemark (Danmarks Liberale Parti) avait en effet remporté 26,3 % de suffrages lors des dernières élections de 2007 alors que le parti du progrès norvégien (Fremskrittpartiet) avait remporté 22,9 % des suffrages aux élections de 2009.

 

Les observateurs politiques avançaient généralement que la Suède était une terre d'immigration depuis plus longtemps et qu'elle était de ce fait préservée de la politisation des questions d'immigration. Cette explication vole désormais en éclat. L'augmentation des flux annuels des migrants depuis 2006 a peut être pesée dans la balance. De 60 000 entrées, le flux s'est désormais porté à 100 000. Le parti des démocrates de Suède a aussi su jouer des inquiétudes pesant sur l'avenir de l'Etat providence.

 

Le clip de campagne des démocrates de Suède illustre parfaitement leur programme. Il met en scène une course de vitesse entre une personne âgée en déambulateur et des femmes voilées en burqa poussant des landaux . Le message est simple: la compétition à l'aide sociale se fait au détriment de la solidarité nationale dans un contexte de pénurie de moyens.

 

L'instrumentalisation de la peur de l'autre ajoutée à l'évocation des difficultés économiques et sociales a fait mouche au sein d'un électorat très critique à l'égard des partis existants.

 

A cet égard, une étude conduite après les élections de 2006 permet de cerner l'électorat des démocrates de Suède. Il s'agit dans près d'un cas sur deux (45 %) d'un adhérent de la confédération syndicale LO qui est, en principe, organiquement liée au parti social démocrate. Les électeurs sont surreprésentés dans les secteurs de l'industrie, des services, des transports, de l'hôtellerie et de la restauration. 

 

Source: Oscarsson, Henrik & Sören Holmberg (2008) Regeringsskifte. Väljarna och valet 2006.

 

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 23:11

les-acteurs-de-la-formation-professionnelle-continue-copie[La flexicurité est un concept utilisé pour désigner l’équilibre entre un faible degré de rigidité du travail (flexibilité) et la recherche de la sécurisation des parcours au travers de la formation continue et de la politique active de l'emploi (sécurité) apparu au Danemark.

 

La Commission européenne a promu la flexicurité dans sa communication de juin 2007 intitulée : « Vers des principes communs de flexicurité : des emplois plus nombreux et de meilleure qualité en combinant flexibilité et sécurité ». Elle la définit comme la combinaison des critères suivants :

 

- La souplesse et la sécurisation des dispositions contractuelles;

- Des stratégies globales d'apprentissage tout au long de la vie;

- Des politiques actives du marché du travail (PAMT) efficaces;

- Des systèmes de sécurité sociale modernes.

 

 Le Conseil de l’Union européenne a décidé d’étendre la flexicurité à l’ensemble des pays de l’Union dans sa décision du 6 décembre 2007. Il précise toutefois que :

 

« Les approches en matière de flexicurité ne consistent pas à proposer un modèle unique de marché du travail, de vie active ou de stratégie politique; elles doivent être adaptées aux situations propres à chaque État membre. La flexicurité suppose un équilibre entre les droits et les responsabilités de toutes les personnes concernées. En se fondant sur les principes communs, chaque État membre devrait mettre au point ses propres dispositions de flexicurité. Les progrès en la matière devraient faire l’objet d'un suivi efficace ».

 

Près de deux ans et demi après l’adoption de cette résolution par le Conseil de l’Union européenne, le rapport Morange est venu suggérer quelques propositions de modification des dispositifs français :

- La création d’un compte social pour chaque salarié qui regrouperait les principaux droits portables (droit individuel à la formation, droit complémentaire de santé et de prévoyance et droit relatif à l’épargne salariale) sur le fondement du compte épargne temps.

- Le transfert de la gestion de ces nouveaux comptes sociaux vers l’assurance chômage.

- L’établissement d’un lien entre gestion prévisionnelle des emplois et compétences et modification du contrat de travail.

- L’amélioration de l’accès à la formation professionnelle notamment pour les demandeurs d’emploi et les personnes en situation de chômage partiel.

- Le rapprochement des institutions chargées de l’emploi et de la formation professionnelle.

 

Si ces propositions sont intéressantes, elles soulèvent quelques interrogations quant à leur mise en œuvre effective. Le service public de l’emploi est déjà débordé par la seule gestion administrative des dossiers en raison d’une situation de sous-effectifs. Il semble donc peu probable que le service public de l'emploi puisse absorber le surcroît de travail lié à la mise en oeuvre d'éventuels comptes sociaux.

 

En outre, la dernière étude de la DARES sur la formation professionnelle des chômeurs a révélé que moins de 10% des chômeurs avaient bénéficié d’une formation en 2008. Ces résultats sont ainsi inférieurs à ceux de 2003 ou de 2004 alors que la stratégie européenne pour la flexicurité n’était pas encore adoptée. Le chemin vers la sécurisation des parcours professionnels est donc encore long.

 

Le Conseil d'analyse économique s'est également penché sur cette question dans un rapport consacré aux mobilités des salariés. Il formule également un bilan critique sur la flexisécurité à la française, indiquant que « si la flexibilité a incontestablement progressé, tant au point de vue du droit du travail que de l'analyse statistique, la sécurité n'a pas suivi ». La rupture conventionnelle du contrat de travail ou la portabilité du DIF illustre cette flexibilité accrue. Toutefois, cette dernière est souvent synonyme de fragilisation des parcours professionnels.

 

La part des contrats temporaires n'a de cesse de croître. Elle est ainsi passée de 6,6 % en 1982 à 9,6 % en 1990 pour atteindre 15,3 % en 2007.  En revanche, seuls 5 % des salariés auraient changé d'entreprise entre 2007 et 2008. La flexibilité est donc plus souvent subie que choisie.

 

Le Conseil d'analyse économique formule par conséquent une série de propositions pour améliorer la flexiscurité en France. Il évoque notamment les points suivants :

- L'accompagnement des salariés en amont des suppressions de postes pour les inciter à poursuivre leur effort de qualification tout au long de la vie quitte à sanctionner les entreprises qui manqueraient au respect de leurs obligations.

- L'orientation des salariés vers des formations diplômantes qui permettent de développer des compétences générales.

- La concentration de l'action des pouvoirs publics vers les personnes en grande difficulté.

- L'amélioration de la lisibilité et de la concurrence dans l'offre de formation.

 

Le chemin vers la flexisécurité est encore long. Il passera par une amélioration de l'accès à la formation qui reste trop souvent le parent pauvre des parcours professionnels.

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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 00:17

 

Situation économique de la Suède (en %)

 

 

2007

2008

2009

2010*

2011*

Taux de croissance

2,5

-0,2

-4,5

3,1

2,7

Solde budgétaire**

3,7

2,5

-1,6

-1,9

-1,9

Dette publique**

40

38

41

41

40

Taux de chômage

6,2

6,2

8,3

9,3

9,2


Situation économique de la France (en %)

 

 

2007

2008

2009

2010*

2011*

Taux de croissance

2,1

0,7

-2,3

1,4

1,7

Solde budgétaire**

-2,7

-3,4

-8,4

-8,7

ND

Dette publique**

63,8

67,4

75,8

83,2

ND

Taux de chômage

8,0

7,4

10

9,9

ND

* Prévisions                               Sources : OCDE, organes nationaux de la statistique publique

** en % du PIB

 

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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 00:09

Situation économique du Danemark (en %)

 

2007

2008

2009

2010*

2011*

Taux de croissance

1,7

-0,7

-4,8

1,4

1,8

Solde budgétaire**

4,4

3,6

-3,0

-5,5

-4,0

Dette publique**

26,0

33,0

38,0

43,0

46,0

Taux de chômage

2,8

1,9

1,9

4,5

6,0

 

Situation économique de la Finlande (en %)

 

2007

2008

2009

2010*

2011*

Taux de croissance

4,4

1,1

-7,4

2,5

2,7

Solde budgétaire**

5,3

4,5

-2,5

-3,2

-2,7

Dette publique**

35,1

34,1

41,0

45,4

49,5

Taux de chômage

6,9

6,4

9,3

9,4

9,1

 

Situation économique de l’Islande (en %)

 

2007

2008

2009

2010*

2011*

Taux de croissance

6

1

-6,5

-1,9

2,8

Solde budgétaire**

5,5

3,2

3,2

-1,9

-3,8

Dette publique**

23,4

54,9

102,9

130

ND

Taux de chômage

2,5

1,6

8,6

10,6

9,0

 

Situation économique de la Norvège (en %)

 

2007

2008

2009

2010*

2011*

Taux de croissance

3,1

1,8

-1,0

2,3

2,4

Solde budgétaire**

ND

ND

ND

ND

ND

Dette publique**

_

_

_

_

_

Taux de chômage

2,5

2,6

3,2

3,6

3,5

* Prévisions                               Sources : OCDE, organes nationaux de la statistique publique

** en % du PIB

 

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Présentation

  • : L'expérience des pays nordiques: une source d'inspiration pour la France?
  • L'expérience des pays nordiques: une source d'inspiration pour la France?
  • : Les pays nordiques accumulent les paradoxes: syndicalisme fort et dialogue social, libéralisme économique et cohésion sociale, services publics performants et absence de statut de la fonction publique ... Ces contradictions apparentes méritent un détour par le nord.
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  • Cyril Coulet
  • Spécialiste des pays scandinaves. Vous pouvez me contacter à l'adresse suivante : cyril.coulet@gmail.com
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